Achat immobilier en France, une accélération inattendue

3 avril 2017 admin

Achat immobilier en France, une accélération inattendue

Au vu des statistiques publiées pour le premier trimestre 2017, l’immobilier en France a repris beaucoup plus vite que prévu. Un peu à la surprise générale d’ailleurs. En effet, il y a deux facteurs majeurs qui font que d’habitude cette période est calme: la saison hivernale et les élections présidentielles. Qu’est ce qui a donc suscité un tel élan chez les acquéreurs du début de l’année ? C’est ce que nous allons essayer de comprendre ensemble.

L’érosion des conditions optimales de financement

L’année 2016 fut en effet un millésime remarquable pour l’immobilier: 845 000 ventes au total ! Les taux historiquement bas y sont pour quelque chose, nous avions couvert le sujet de façon approfondie en janvier: année historique pour l’immobilier en France.

L’hiver 2016 a aussi vu s’amorcer la hausse des taux d’intérêt. Cela n’était pas vraiment une surprise, ils ne pouvaient plus baisser. Au même moment le prix des logements a commencé à grimper aussi, suite logique des prix historiquement bas.

Cette conjoncture a servi de déclic a beaucoup d’acquéreurs qui ne voulaient pas attendre plus longtemps. Et parmi ceux-ci, on trouve d’ailleurs de plus en plus d’investisseurs.

L’investissement immobilier

Le logement reste cher en France si l’on compare son coût à travers toute l’Europe. En effet une étude du cabinet de conseils Deloitte publiée en 2016 la classait en 2ème position derrière la Grande-Bretagne. Pour vous donner un ordre de grandeur, il faut 3 années de revenu en Allemagne pour acquérir un bien de 70 mètres carrés, 4 en Belgique, 5 en Hollande et 7 chez nous. Nos voisins Outre-Manche devront patienter 11 ans avant d’être propriétaire.

La France reste pourtant une destination de premier choix pour l’acquisition de biens immobiliers. Que cela soit pour un lieu de villégiature, de retraite ou tout simplement un investissement. Avec une telle conjoncture et le manque d’alternative pour investir, de plus en plus d’acquéreurs optent pour l’investissement immobilier. 18% des acquisitions en 2016, alors que ce chiffre n’était que de 11% en 2014.

L’arrivée des primo-accédants et l’impact sur les prix

Une autre partie de la population a effectué un retour en force: les premiers acquéreurs. Ceux-ci représentaient en effet 41% des clients chez certaines agences contre seulement 30% l’année précédente. Cet afflux de nouvelles demandes fait bien sûr grimper les prix. A Paris par exemple, le nombre de requêtes a augmenté de 30% alors que les mandats ont baissé de 20%. En toute logique, les prix vont augmenter encore pour quelques temps et pas seulement dans la capitale. Alors qu’à Paris les hausses atteignent 5%, on dénote une croissance similaire à Lyon, Bordeaux et Nantes.

Quid des élections présidentielles

La somnolence habituelle du marché n’a pas eu lieu cet hiver. L’attentisme typique des années présidentielles devrait également être atténué fortement. Vu la conjoncture, il est possible que celui-ci soit quasiment balayé. De plus, très peu de candidats ont abordé la question du logement trop cher en France, ainsi, pas de grands changements à attendre après les élections. Notre conseil serait donc d’agir dès que possible pour acheter au meilleur prix, si vous êtes prêt !

 

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