Publié le 3 mai 2022
Changer de carrière au milieu de sa vie professionnelle – ou inversement – est aujourd’hui presque banal. Les questionnements apparus lors de la crise sanitaire ont sans doute accéléré encore ce phénomène, et bien des salariés aspirent à alléger leurs contraintes ou à vivre leur métier différemment. En ligne de mire pour beaucoup, l’indépendance recèle des avantages certains, mais également des défis de taille.
Parmi les vocations ou reconversions possibles, les métiers de l’immobilier attirent particulièrement : ils combinent les défis galvanisants de la gestion d’affaires, à la satisfaction d’apporter son aide aux autres. Pour autant et si chacun a ses chances, mieux vaut bien se préparer à ce changement de cap si l’on souhaite devenir agent immobilier indépendant.
Commençons par déterminer avec quel profil un candidat au métier d’agent immobilier pourra se donner les meilleures chances de réussir en toute autonomie.
S’il n’est pas toujours indispensable, il est évident qu’un cursus spécialisé dans l’immobilier, initial ou en reprise d’études, constituera toujours un plus. Néanmoins, l’immobilier est un métier sur lequel il est possible de se former « sur le tas » au côté de professionnels aguerris.
Notez néanmoins que la formation doit être continue et que certains aspects du métier exigent une mise à jour régulière, pour les débutants comme pour les agents confirmés. Sur l’aspect juridique en premier lieu, car il évolue constamment. Également quant aux outils utilisés, qui peuvent conférer un avantage sur la concurrence et qui se perfectionnent sans cesse grâce aux nouvelles technologies.
S’il est un prérequis pour exercer dans l’immobilier, il tient sûrement avant tout à la capacité de nouer et d’entretenir de bonnes relations humaines, positives et maîtrisées. Ainsi une personne plutôt timide et introvertie gagnera certainement à choisir un autre métier, de même que quelqu’un vivant mal l’échec. En immobilier, de nombreuses démarches sont entamées, qui ne conduisent au succès que pour une petite part et c’est tout à fait normal.
Quant à l’exercice quotidien du métier, un agent immobilier indépendant devra se montrer appliqué, endurant et rigoureux afin de bien gérer ses dossiers. La ponctualité sera appréciée des clients et l’écoute – voire l’empathie – nécessaire à leur compréhension, et donc à la réussite des projets.
En exerçant en toute indépendance, l’agent immobilier ne dispose pas d’une équipe pouvant l’épauler sur la diversité des missions constitutives du métier. Il ne pourra donc pas se contenter de gérer la partie commerciale et la bonne réalisation des transactions.
En vérité, toute une panoplie de compétences spécifiques sont essentielles à la vie quotidienne d’une agence immobilière. L’agent indépendant gèrera ainsi un ensemble de missions :
Entreprendre de manière indépendante, c’est assurer seul toutes ces missions essentielles. Une personne n’étant pas prête à les assumer devra soit choisir une orientation différente, soit s’adjoindre les services d’une organisation comme un réseau de mandataires immobiliers, qui offre aux agents débutants comme aux confirmés des avantages toujours bienvenus, nous y reviendrons ultérieurement.
Elle est un prérequis légal, sans lequel aucun agent immobilier n’est autorisé à exercer. Attention, passer outre peut avoir de lourdes conséquences, de l’interdiction d’exercer à une peine d’emprisonnement (jusqu’à 6 ans), en passant par une amende substantielle.
La carte professionnelle vise avant tout à protéger les clients d’abus et de risques encourus à cause de l’incompétence du professionnel auquel ils font appel, potentiellement importants au vu de la nature des transactions et des sommes engagées.
L’organisme qui délivre la carte procèdera donc à certaines vérifications :
Pour un futur agent indépendant, il est toutefois possible de se passer de l’obtention de la carte, s’il bénéficie de l’expertise et de l’encadrement de professionnels qui la possèdent. Notamment par affiliation à un réseau de mandataires immobiliers, à nouveau.
Avant de s’installer pour de bon, il est essentiel de mener une étude attentive, de ce qui constituera le futur marché de l’agent : un secteur, une clientèle et un type de bien à cibler.
Certains agents immobiliers pourront se sentir plus à l’aise en centre-ville, d’autres à la campagne. L’un pourra se spécialiser dans les biens de luxe tandis qu’un autre préfèrera commercialiser des biens tout à fait standards, de l’appartement en résidence à la maison de lotissement. La spécialisation va parfois loin, et des agents choisissent de se concentrer sur les petites surfaces, l’immobilier de bureau ou même les terrains.
Un agent immobilier peut choisir son orientation avant même de se lancer – et devrait le faire pour concentrer son énergie efficacement. Cela pourra en outre décupler sa motivation s’il se sent à l’aise avec le type de biens qu’il compte prospecter et proposer. Également, sa communication se verra orientée d’une certaine manière : c’est aussi une façon de ne pas disperser ses moyens.
L’étape suivante consistera à trouver un terrain de jeu suffisamment riche en opportunités et si possible, connu. Dans un premier cas de figure, l’aspirant agent immobilier est déjà reconnu dans une ville ou un secteur car il y réside depuis longtemps : exercer à cet endroit s’avèrera certainement une évidence, d’autant que la parfaite connaissance du terrain ainsi que le réseau déjà constitué, seront des atouts de taille face à la concurrence.
Si tel n’est pas le cas, il est utile de mener une réflexion poussée pour dénicher un secteur selon deux critères principaux :
Un calcul est à faire, pour déterminer si le dynamisme est suffisant pour permettre l’installation d’un nouvel agent : dans le cas contraire, les mandats pourraient s’avérer difficiles à trouver !
En fonction des éléments précédents, un agent indépendant pourra décider du taux de commission qu’il appliquera sur ses mandats. L’absence de pas de porte par exemple, lui permettra d’intervenir à un coût plus bas qu’une agence traditionnelle. S’il se concentre sur les biens de luxe en revanche, il pourra réaliser moins de transactions – mais plus qualitatives – et augmenter son taux de commissionnement.
Une fois ces points éclaircis, l’agent indépendant est prêt à passer à l’action, en suivant de préférence quelques étapes-clés.
En premier lieu et pour être capable d’exercer – légalement et dans les meilleures conditions – l’entrepreneur pourra s’assurer :
Avant de démarrer, l’agent immobilier indépendant doit déclarer son activité auprès des organismes publics compétents et s’affilier auprès des organismes de sécurité sociale. Selon la forme de société choisie, les obligations diffèreront. Classiquement et dans le but de prendre le moins de risque possible, un agent débutant pourra s’inscrire en tant que micro-entrepreneur.
Les actions de communication peuvent alors débuter, qui pourront grandement faciliter la prospection ultérieure. Outre le dépôt de tracts dans les boites aux lettres et commerces, il s’avère aujourd’hui utile de communiquer sur les réseaux sociaux, voire d’acheter des encarts publicitaires de diverses natures pour les agents disposant de quelques moyens.
La prospection à proprement parler et l’action commerciale en vue de signer les premiers mandats peuvent alors suivre.
Devenir agent immobilier, c’est investir un domaine où le relationnel humain est roi. Un agent avisé veillera à consacrer un maximum de temps au développement de son réseau, et deux idées peuvent l’y aider.
Il parait que seul on va plus vite et qu’ensemble on va plus loin. En matière immobilière, il semblerait qu’ensemble on aille aussi plus vite ! Un réseau de mandataires immobiliers est en effet conçu en ce sens : fournir une assistance complète et des outils performants aux agents, pour leur permettre de percer plus rapidement sur leur secteur et sans avoir à dépenser du temps et de l’argent pour s’équiper et s’organiser. Le temps gagné peut alors être mis à profit pour de la prospection par exemple.
Pour un agent souhaitant s’installer en toute indépendance tout en maximisant ses chances de réussir son lancement, rejoindre un réseau s’avère certainement le meilleur choix. Si les services sont rémunérés via un pourcentage prélevé sur les ventes effectives, ils restent bon marché au regard de l’argent (et du temps qui est également de l’argent) que l’agent dépenserait en outils, abonnements et démarches diversifiées pour pouvoir exercer efficacement. Certains réseaux pratiquent par ailleurs une politique de commissionnement dégressif, permettant rémunérer de manière croissante un agent qui perdure et performe.
Le réseau apporte par ailleurs la certitude à un agent indépendant de disposer des mêmes moyens que les plus grandes agences ayant pignon sur rue : un partenariat poussé avec les plus grands sites d’annonces immobilières en ligne, des outils de gestion spécialisés et une assistance permanente.
Pour terminer, précisons qu’un agent immobilier a tout intérêt à se faire connaître pour d’autres motifs que son métier, sur son secteur. S’impliquer dans la vie politique locale, pratiquer un ou plusieurs sports apportant une complicité avec d’autres résidents voisins ou mener des actions de réseau de type afterworks, ont toutes les chances de faciliter la commercialisation. La recommandation s’en verra renforcée, de même que les sollicitations spontanées.
Devenir un agent immobilier référent sur son secteur est un objectif tout à fait atteignable pour une personne motivée, qui exerce avec le sourire et qui construit une stratégie intelligente et complète. Si vous avez lu nos recommandations dans leur ensemble, nul doute que ce métier vous attire. N’attendez plus pour changer de cap et gagner votre vie en aidant d’autres personnes à embellir la leur !
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